Association pour la Restauration du Château de Domfront

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  - CHÂTEAU : *DES AVANCÉES
* RAPPEL : LES TRAVAUX SUR LA CHAPELLE SONT TERMIN
ÉS !!!
* JOURN
ÉE DE PRÉSENTATION AUX OFFICIELS, À LA PRESSE ET AU PUBLIC LE 20 MAI 2017.
VOIR CI-DESSOUS, NOUVELLES DU CHÂTEAU  : CHAPELLE SAINT-SYMPHORIEN - GAINE - MUR NORD - JARDIN AU PRAËL.
Programme de la manifestation du 20 mai

- CIRCUITS TOURISTIQUES "MONTS ET MARCHES"

LE DOCUMENT PAPIER EST PARU


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2016 : compte-rendu rapide


- LE DOMFRONTAIS MÉDIÉVAL :
Préparation du n° 24.

- DOMFRONT, PATRIMOINE EN FICHES : UNE DERNIÈRE FICHE SUR L'HISTOIRE DE DOMFRONT.
AU TOTAL UN ENSEMBLE DE 9 FICHES (DONT 4 DOUBLES)
accompagnées de fiches de travail pour élèves des écoles et du collège








PAGE MISE A JOUR LE 16 juin 2017
 
Nouvelles du château :
  • CHAPELLE SAINT-SYMPHORIEN :
            LES TRAVAUX SONT TERMINES !!!!
  • VOUS AVEZ BIEN LU : 34 ans après les premiers sondages effectués à l'initiative de G. SUSONG dans le cadre d'une activité périscolaires, près de 20 ans après les fouilles archéologiques et les travaux sur les arases du choeur, 8 ans après que nous avons réussi à relancer le processus  pour achever la stabilisation et la mise en valeur des vestiges, les derniers travaux ont été terminés en octobre 2016 ! Cette dernière campagne avait été une fois de plus interrompue en décembre 2015. La CRMH a finalement accepté le projet de M. Declomesnil, architecte du patrimoine chargé de la maîtrise d'oeuvre, avec lequel l'ARCD était pleinement d'accord : la restitution de l'embase et des départs de colonnettes sur la face est de la pile sud-ouest de la croisée du transept. 


    - Pile sud-ouest de la croisée, avec le départ de l'escalier, et les murs du transept et de la nef y attenant : le rehaussement des arases que préconisait l'ARCD a  été réalisé, pour le mur gouttereau de la nef, qui est désormais surélevé sur 3 ou 4 assises par rapport à ce qui avait été exhumé dans les années 1980 (!), pour le mur de retour du croisillon sud et plus encore pour la pile sud-ouest de la croisée, avec le départ de l'escalier à vis. Une marche lui a été ajoutée, mais pas plus : il ne s'agit pas d'inciter les futurs visiteurs à l'emprunter pour monter sur les arases restaurées. Dans cet esprit, cette marche supplémentaire a été volontairement "recouverte" sur l'essentiel de sa largeur par un blocage qui représente en quelque sorte la maçonnerie qui se serait effondrée dans la cage d'escalier lors de la destruction. Le sommet de l'arase a été traité, mais l'aspect diffère de ce qui avait été réalisé pour le chœur en 1995 : les blocs sont ici plus gros et moins saillants. La ruine est désormais plus plus lisible, plus compréhensible. D'autre part la grande majorité des visiteurs ne pourra plus marcher sur les arases, puisqu'elles atteignent une élévation de l'ordre de 90 cm dans ce secteur.

    Le départ du faisceau de colonnettes sur la face est a été restitué sur deux assises ; des ajustements ont été nécessaires pour parfaire le raccord avec les assises de l'autre faisceau (orienté au nord : celui qui supportait la retombée du grand arc entre nef et croisée du transept). Au dessus, le rocaillage a été repris pour mieux simuler l'arrachement de la maçonnerie.

    Le bloc formé par les têtes de colonnes renversées avec leurs chapiteaux a été purgé de ses éléments instables. Le pivotement sur 90° que nous préconisions a bien été effectué à notre demande (le bloc retrouve d'ailleurs l'orientation qu'il avait lors de son exhumation par le chantier de fouilles de 1991). Les parties sculptées (chapiteaux) sont donc désormais visibles par les visiteurs situés du côté sud, dès la plate-forme derrière la maison de la gardienne.

    L'excavation effectuée lors des fouilles archéologiques de 1991 à l'extrémité du choeur (par laquelle on avait pu voir que les fondations de l'édifice sont appuyées directement sur la roche en place) avait été comblée dès le début de cette dernière phase de travaux ; nous en avons fait d'ultimes images numériques auparavant. Ce comblement renforce la sécurité et rend superflue l'installation d'une "clôture légère et provisoire" pour isoler les vestiges du chœur en l'attente d'une mise en valeur globale des vestiges, clôture à laquelle s'oppose l'ARCD. Il est cependant toujours aisé de monter sur les arases du choeur et du croisillon nord, et il y aura donc des risques de chutes, mais pas plus ici qu'ailleurs sur le site.

    Le Service régional de l'Archéologie a admis que la plate-forme de remblais située devant le portail sud de la chapelle n'offrait strictement aucun intérêt archéologique (de fait il s'agit primitivement de la terre végétale sommitale de l'ex-jardin Martel, puis des remblais de fouille des archéologues dans les années 1990, remaniés une troisième fois par l'entreprise Bodin pour établir une plate-forme susceptible de recevoir sa baraque et son matériel de chantier en 2004). Ce remblai a donc été évacué, une nouvelle pente a été aménagée devant la chapelle. La vue sur le portail sud (de modénature unique dans l'architecture romane normande, rappelons-le), et sur l'ensemble de la face sud de l'édifice est rétablie. Le long du mur de la nef, le cheminement sera possible, même pour les personnes à mobilité réduite, pour pouvoir entrer à l'intérieur des vestiges en passant par la porte sud. L'accès sera également possible par le portail occidental. Pendant l'automne 2016, d'ultimes terrassements ont été effectués pour les abords sud-est du choeur de la chapelle et ce secteur a été engazonné à son tour. En ce printemps 2017, le gazon a poussé, même s'il n'est pas encore très dense ; on peut voir enfin la nouvelle physionomie du site : la ruine se détachant dans son écrin d'herbe verte.

    Des panneaux rappelant l'interdiction de monter sur les murs arsés ont été installés : ils sont particulièrement visibles et disgracieux. Nou sommes intrevenus pour demander à court terme leur racourcissement, en attendant leur remplacement.


    - Portail sud :
    Le montant est du portail sud, avec son contrefort-colonne a également été remonté (avec des granites neufs), ainsi que les contreforts intérieurs du portail, situés dans la nef. Nous avions attiré l'attention sur le fait qu'une colonnette médiane, pendant de celle du jambage ouest, dont il subsiste la base et la permière assise, avait été oubliée de ce côté. Un réajustement a donc été effectué : le départ de la colonnette symétrique a été restitué, et les jambages du portail, des deux côtés, ont été traités de façon à simuler les arrachements des pierres engagées toutes les deux assises, conformément aux dispositions primitives : les moellons neufs ont été surcreusés. Nous convenons que cela donne un aspect un peu bizzare, d'autant que l'entreprise Pavy a, un peu trop à notre sens, noirci le fond des cavités ainsi creusées.

    - Portail et façade ouest : Nous souhaitions un emmarchement pour le portail occidental. Considérant que les bases des colonnettes des piédroits reposaient quasiment sur du vide, il était apparu urgent de reconstituer un escalier qui existait certainement à l'origine, vu la hauteur de ces bases par rapport au parement de la façade. Mais nous n'avons pas été suivis sur ce point. Il n'a été construit qu'un simple seuil (en granite). Pour la partie gauche, nous avons eu beaucoup de mal à obtenir que le rang de granites chanfreinés qui court à sa base ne soit pas réenfoui. Une fosse, accessible en pente douce, a donc été aménagée à notre demande, avec un puisard au fond : elle ne risquera donc pas d'être transformée en piscine les jours de grande pluie. Nous avons de surcroît effectué manuellement une correction en retaillant un peu la pente devant le mur de la façade, mais l'intégralité de la première assise de granites chanfreinés n'a pu être rendue apparente : pour la base du contrefort, seule la première assise (chanfreinée) reste visible (les deux assises en dessous ont donc été réenfouies), et tout juste le haut du rang chanfreiné qui court en bas de la façade, mais la pente nous a interdit d'aller jusqu'au-dessous des piédroits du portail. Une partie des travaux du chantier 1990 ont donc disparu à la vue des visiteurs, ce qui est dommage... 

    Le haut de la façade a été nettoyé, et le cordon de billettes situé à l'extrados des voussures est à nouveau pleinement visible. Une liaison partielle en granite entre le parement de la façade reconstitué par l'ARCD lors de son chantier de bénévoles en 1990 et les bases de colonnes du piédroit gauche a été réalisée. La CRMH s'est opposée à toute réinstallation des voussoirs. Espérons que ceux-ci pourront être exposés un jour dans l'hypothétique et futur "Espace historique domfrontais" ...

    - Intérieur et abords : L'intérieur de la chapelle ainsi que les abords ont donc été engazonnés. La terre végétale a été apportée et l'ensemencement effectué.

    La descente vers l'ex-jardin POÜET a été renforcée par une structure alvéolaire insérée dans le sol : des véhicules pourront alors y passer. Nous avons vu un tel aménagement dans le cour du château de Falaise : c'est discret (le gazon pousse dans les alvéoles) et efficace.

    Les emplacements des tombes médiévales trouvées à l'intérieur de la chapelle Saint-Symphorien lors des fouilles archéologiques devaient être matérialisés par des plaques en granite muettes mais, là encore, la CRMH s'est opposée à cette installation, alors que les plaques étaient prévues dans le projet, semble-t-il, qu'elles avaient été commandées et livrées. Il s'agissait pourtant d'éléments mobiliers, en fait, qui n'auraient pas été organiquement liés aux maçonneries. Ces plaques ont donc été enlevées de la nef où elles attendaient leur mise en place.

    Pour ce qui concerne l'aménagement complémentaire du site, il ne faut plus songer à l'aménagement du parvis par des opérations de terrassement dans la parcelle AV 381 (ex-jardin POUËT ; cf. ci-dessus),  qui restera à son niveau actuel, au delà de l'excavation qui dégage la partie gauche de la façade de la chapelle (voir également ci-dessus).

    - Fragments taillés et sculptés : Les divers fragments sculptés provenant de Saint-Symphorien entreposés dans les sous-sols de la mairie, notamment les voussoirs du portail occidental mentionnés ci-dessus et divers chapiteaux n'ont pu généralement être réutilisés dans la campagne de travaux 2015-2016. Les éléments les plus intéressants (voussoirs, chapiteaux romans, fûts de colonnette en bon état, ...) sont appellés à être exposés dans le futur musée ou "Espace historique domfrontais" susdit. Quand il verra le jour ... Les pierres conservées sous la salle d'exposition de la médiathèque ont été transportées à la mairie et regroupées avec les autres. De nouveaux rayonnages ont été montés pour agrandir le dépôt lapidaire.

    Des photographies des six voussoirs subsistants du portail ouest ont été réalisées en 2012, lors d'un premier rangement des éléments sculptés dans le sous-sol de la mairie. Rappelons qu'ils présentent, sous des dents de scie en creux, un décor de grille très élaboré, dont les "barres" apparaissent tressées. Une campagne d'images aériennes est programmée au printemps prochain (cf. infra, AG 2016). DEUX DE CES CLAVEAUX ONT DISPARU PENDANT LES TRAVAUX DE RESTAURATION, SANS DOUTE FIN NOVEMBRE 2015 !!!



    UNE GRANDE JOURNÉE DE MÉDIATISATION DE NOS ACTIONS, AVEC "INAUGURATION OFFICIELLE" DES TRAVAUX EFFECTUÉS SUR LA CHAPELLE SAINT-SYMPHORIEN LE MATIN, SUIVIE L'APRÈS-MIDI D'UNE PRÉSENTATION AU PUBLIC DES SECTEURS SUR LESQUELS NOUS AVONS TRAVAILLÉ  S'EST DÉROULÉE SUR LE SITE DU CHÂTEAU LE SAMEDI 20 MAI .

    - "inauguration" des vestiges de la chapelle enfin restaurés, présentation des secteurs Est et Nord-Est de l'enceinte de 10 h 30 à 12 h, en présnce des officiels, parmi lesquels Mme Goulet et M. Lenoir, sénateurs de l'Orne, M. Soul, Maire de Domfront et des membres du Conseil municipal, M. Foucher, Directeur des Archives de l'Orne, M. Declomesnil, architecte chargé des derniers travaux de 2015-2016, et bien sûr des membres de l'ARCD présents, de quelques anciens bénévoles, et d'autres personnes invitées.

    - Un repas amical pour les membres de l'ARCD et quelques invités s'est ensuivi à l'hôtel de France

    - Enfin 3 Visites guidées pour le public se sont succédé l'après-midi entre 15 et 17 h.

    - Sur le site, toute la journée, projection d'un diaporama, exposition de pierres sculptées de Saint-Symphorien trouvés lors des fouilles (chapiteaux, vousssoirs), présentation et vente de notre revue Le Domfrontais médiéval.


    Nous avons bénficié d'une "couverture médiatique" moyenne : des articles dans la presse, mais plutôt locale là où nous aurions souhaité plus régionale, avant la manifestation, puis pour le compte-rendu ce celle-ci ; de quelques interventions sur diverses radios locales ; mais la télévision régionale ne s'est pas déplacée.


  • BLOC INSTABLE À L'ENTRÉE DU CHÂTEAU : PROBLÈME RÉGLÉ !

    La nouvelle équipe municipale, décidée à faire avancer la question, a trouvé une solution satisfaisante avec l'ABF. Comme l'A.R.C.D. le préconisait, le bloc a été basculé au mois d'octobre 2014. Une fois mis à plat et non plus redressé plus ou moins à la verticale comme jadis, il ne présente plus aucun danger. La question des espèces végétales protégées qui poussent sur ce bloc n'a en rien empêché l'opération.

  • ÉVACUATION DES EAUX DE RUISSELLEMENT :

    La précédente municipalité avait construit un caniveau pavé qui part de l'extrémité de la passerelle d'accès au château puis passe derrière la maison du gardien ; pas laid, mais cela dirigeait le ruissellement et le sable entraîné par celui-ci vers … la chapelle. Une fosse de réception, protégée par une grille, a été construite pour intercepter les eaux (à peu près au niveau de l'ancienne entrée du jardin d'avant le tout début des travaux) et les diriger vers une conduite d'écoulement. Il faudra surveiller de près cette fosse, qui a tendance à se combler rapidement ; un curage régulier s'avérera nécessaire. Nous préconisons en outre la construction de rigoles pavées transversales dans toutes les allées en pente au château pour éviter les phénomènes d'érosion liés au ruissellement, et en particulier dans la large allée qui descend du donjon à la chapelle, et qui passe juste à l'ouest de la maison de la gardienne.


  •  RESTAURATION DE L'ENCEINTE À L'EST ET AU NORD (ET DES AUTRES VESTIGES) :

En octobre 2015, l'A.R.C.D. a effectué avec Mr G. LEMARDELEY, mandaté par la Ville, le tour complet des endroits posant problème sur le site du château et susceptibles de faire l'objet de travaux, et un document récapitulatif accompagné d'un plan a été envoyé à la municipalité de Domfront. L'ensemble de ces propositions est trop long pour pouvoir être détaillé ici. Nous y distinguons les problèmes en fonction de leur importance et de leur urgence (des travaux très intéressants, comme le dégagement de l'angle nord-est ne sont pas fondamentalement urgents, par exemple, mais restent extrêmement souhaitables à moyen terme). En tout état de cause, la réfection des arases de l'enceinte orientale (courtine à gaine, tours et rempart de fausse-braie) apparaît prioritaire : elles sont dégradées, des pierres sont descellées un peu partout, des chutes - et donc des accidents - ne sont pas à exclure. L'Association préconise des tranches limitées de travaux successifs, qui pourraient être confiés à Mr Declomesnil (mais elles seront sans doute soumises à la procédure des appels d'offre). Affaire à suivre. L'étude préalable de Mr Ronsseray, ancien ACMH, réalisée en 2008 (déjà) pourra-t-elle servir de base pour les futurs et indispensables travaux ?
La seconde priorité est de reconstituer le mur nord-est de l'enceinte, sur la section qui va de l'emplacement actuel des jeux pour enfants à l'ancien réservoir : d'abord parce qu'il est plus que fortement dégradé, que son parement extérieur ne subsiste plus qu'en de rares endroits et que des éboulements sont à craindre. Ensuite parce que la municipalité projette de déplacer les jeux pour enfants et de les installer dans la parcelle en contrebas, qui doit donc être sécurisée (cf. infra).

Lors du CA du 9 mars 2013, S. HENNEQUIN avait attiré l'attention sur la dégradation totale de ce qui fut la fenêtre à double ébrasement de l'Aula (ex "chapelle Sainte-Catherine") : s'il ne paraît pas possible d'obtenir quoi que ce soit sur ces vestiges actuellement, l'ARCD a mis à l'abri ce qui reste de pierres en granite taillé appartenant à cet édifice, dans l'optique d'une restauration ultérieure. Les animations sur le site (Médiévales et autre Hastingales) contribuent également à la dégradation de ces vestiges, qui sont désormais devenus à peu près illisibles.

GAINE : Les étapes de dégagement du fossé, de la gaine et des maçonneries aux XIXe et XXe siècles posent problème. Les études documentaires en cours d'une part, l'examen du remblais d'autre part semblent nous orienter vers une datation en fait très récente de celui-ci (fin XIXe, début XXe s ?). L'article de C. CORMIER dans le prochain Domfrontais médiéval 24 fera le point sur la question en fonction des données dont nous disposons (cf. infra).

MUR NORD DE L'ENCEINTE : Des travaux sont indispensables pour la section qui va de l'angle des actuels jeux pour enfants à l'ancien réservoir en ciment. On peut dire qu'il n'y a quasiment plus de mur ici. Nous voyons dans la maçonnerie arrondie les résidus d'une tour médiévale établie à l'angle où s'infléchit le tracé; au delà il ne reste de la courtine que des bouts de murs informes, dont l'essentiel de ce qui est visible nous paraît être des restaurations modernes, quand même un parement subsiste.

L'ARCD a effectué du débroussaillage et des terrassements en prévision de la venue sur le site du CRMH, le 17 mars 2017. Les dégagements de l'ARCD ne concernent que des cônes d'éboulements de terre et des excavations sur 1 m d'épaisseur au plus dans la terre de jardin. Logiquement, aucun mobilier archéologique ancien n'a été retrouvé. On n'en dira pas autant pour les déchets contemporains (verre cassé, ferrailles, bouts de plastique, et même un réservoir de moto des années 1930 ...) ! Ce travail nous a été vivement reproché, et considéré comme une "fouille clandestine" par le directeur du Servive Régional de l'Archéologie. Même quand il s'est agit d'enlever la terre végétale contenant divers détritus récents mentionnés ci-dessus (bouteilles cassées ou capsules de bouteilles de bière). Il est difficile de se faire une idée des maçonneries. Une section dont le parement a été arraché, mais qui était manifestement saillante par rapport aux alignements de part et d'autre, a été mise en évidence : il ne s'agit pas d'un contrefort, comme il avait été envisagé initialement, mais d'un gros mur, épais de 2,50 m environ, qui se prolonge perpendiculairement vers le nord, sous 80 cm d'épaisseur de terre végétale, puis un lit de cailloutis et de mortier pulvérulent de 20 cm environ. Nous n'avons pas encore repéré jusqu'où il va ; l'arase a été mise en évidence sur plus de 3 m de long pour le moment. Du grès inciné a été dégagé localement sur sa face ouest : il pourrait s'agir de la roche en place. Il est impossible à ce stade de donner une explication architecturale à ces vestiges.

Des "études" seront donc nécessaires. L'ARCD arrête donc ses travaux ici. Elle demande d'ailleurs qu'une fouille archéologique (officielle) soit conduite dans cette parcelle. Une certitude : il faudra attendre des années avant qu'un mur soit reconstruit ici et donc que le site soit sérieusement sécurisé. En attendant, mesure de bon sens préconisée par le CRMH avec laquelle nous sommes en plein accord, le grillage établi à la bordure du théâtre de verdure sera avancé d'un mètre afin de l'éloigner du talus potentiellement instable.

Dans le secteur de l'angle NE du château (Tour de More, mur nord du fossé avec sa bretêche, ...), l'ARCD a demandé et obtenu de la Ville que soit mené une nouvelle opération de débroussaillage. Cet endrait est donc redevenu beaucoup plus lisible et plus facilement accessible. La dernière opération de ce type menée ici remontait à 2006. Les travaux de terrassement et de fouilles archéologiques qu'il conviendrait de mener ici pour mettre en valeur ce secteur seront de toute évidence importants ... et certainement pas réalisés dans un avenir proche.

  • Eclairages :

    Le donjon est à nouveau éclairé depuis le mois de décembre 2010. Nous maintenons nos critiques : les projecteurs sont mal protégés, et nous avons les plus grandes craintes qu'ils soient hélas rapidement victimes du vandalisme. Il semble d'ailleurs que certains projecteurs ne fonctionnent déjà plus (certains sont cassés). Les rampes de LED colorées sont fâcheusement visibles sur la face intérieure du mur nord (et il n'est pas du tout certain que cette installation soit provisoire comme nous l'espérions ; du côté extérieur [nord], les rampes sont cachées par une haie basse). On peut d'ailleurs discuter cet éclairage qui fait alterner les couleurs bleue, rouge et verte sur ce mur, et qui ne fonctionne déjà plus ... Il est dommage qu'il ait fallu toucher aux maçonneries  par endroits pour faire passer les câbles ; il est également dommage que cela concerne uniquement le donjon. La courtine à gaine et Saint-Symphorien mériteraient également d'être mises en lumière. En revanche, pour les fêtes, un nouveau comité des illuminations a restauré les anciennes figures de soldats et de chevaliers avec de nouvelles rampes de leds et d'autres figures ont été créées par Annick MOERLLO. L'ensemble est plus fourni, donc plus spectaculaire. Cet éclairage est d'une lumière blanche assez crue.

Projet de jardin médiéval au Praël :

Le parc naturel régional Normandie-Maine, outre le projet de "circuit d'interprétation" que nous verrons ci-dessous, a financé une étude sur le secteur du Praël, c'est à dire les parcelles aujourd'hui à l'abandon situées entre le sentier des Cent-marches et le mur sud du château, plusieurs mètres en contrebas du jardin public, que nous pensons être la localisation des jardins de la reine Aliénor. L'objectif serait de réaliser un jardin médiéval, en terrasses, dans ces parcelles exposées au midi. Autre avantage, la poterne sud serait à nouveau accessible, et nous voyons là un excellent argument pour la réouvrir et établir un cheminement direct entre la partie haute et ce futur jardin. Cela donnerait un intérêt supplémentaire et majeur pour le château.

Les projets ont été présentés et une réunion s'est déroulée le 16 juillet 2015 ; l'ARCD était représentée par A. MORELLO. Il semble que, comme toujours, il faudra insister et attendre longtemps avant de voir se concrétiser quelque chose ici. Ceci étant, les choses avancent un peu : une nouvelle réunion a eu lieu le 17 décembre suivant. Un devis a été demandé à Mr Declomesnil, qui a chiffré l'étude et la restauration des murets de jardin des terrasses à environ 34.000 € TTC (notons qu'il s'agit que des seuls murets, préalable indispensable, pas de l'implantation du jardin proprement dit).
Depuis, la CRMH a douché l'enthousiasme général, en exigeant au préalable une étude des maçonneries (anciens murets de jardins) dans ce secteur : ce qui coûtera du temps et de l'argent. Autant dire que ce jardin est encore loin d'être réalisé, s'il doit l'être un jour. A suivre ...

Autres rappels (anciens) :

- Les équipes municipales ont restauré en 2010 le mur du jardin au sud-ouest de la chapelle (ex-jardin Pouët), mais le retour de maçonnerie vers l'angle n-e de la chapelle pose problème ; l'ARCD n'avait malheureusement pas été consultée pour ces travaux. L'appentis disgracieux a été abattu. Pendant l'hiver 2012, le jardin contigu (ex-Delépeau) a également été complètement supprimé, son appentis adossé au mur démoli; le puits a heureusement été préservé.

- L'espace de l'ex-jardin de la gardienne, Mme Pottier, dans l'angle qui surplombe le chœur et le prolongement de la courtine à gaine a également été complètement dégagé. Quant au pavillon, sa restauration est achevée et il est désormais à nouveau habité par une nouvelle gardienne, Mme Denis.


- Balisage de circuits de visite (Projet MONTS et MARCHES du Parc Naturel Régional)

Le projet du Parc naturel Normandie-Maine est désormais terminé. Les éléments ont été installés, avec un peu de retard, début août 2015. Il consiste en un balisage sous forme de panneaux et des bornes audio-visuelles accessibles par smartphones, une fois l'application téléchargée (l'Office du Tourisme peut également prêter des tablettes moyennant caution), le long de deux circuits courts (château et vieille ville) et d'un circuit plus long descendant jusqu'à la Varenne et au hameau des Tanneries, et remontant par les Cent-marches. Le projet, ambitieux et intéressant, constituera un apport important pour le tourisme à Domfront. Les premiers échos sont favorables.

Malheureusement, quelques disfonctionnements subsistent (l'application ne fonctionne pas avec les iPhones, par ex), ainsi que quelques fautes, soit qu'elles n'aient pas été repérées lors des dernières corrections, soit qu'elles soient inexplicablement apparues à la fabrication. Quelques premières griffures ont été repérées. Le panneau qui avait été dégradé a été restauré et réinstallé, après quelques corrections de texte. Un document papier décrivant les parcours et les localisant sur des plans était demandé par les visiteurs : il vient de paraître ; mais sa lisibilité aurait pu être bien meilleure.


ABORDS : Une espèce de "soldat" médiéval stylisé d'un goût douteux servant de panneau d'affichage a été implanté par la précédente municipalité route de ronde, dans le virage lorsqu'on aborde le château en venant de Flers... (D'autres exemplaires se rencontrent aux diverses entrées de la ville) ; les précédentes AG de l'ARCD ont demandé que ce "soldat-panneau" soit déplacé plus bas sur la route, afin de ne pas gêner la vue sur les vestiges authentiques des fortifications. Le rapport envoyé à la Ville (cf. supra) reprend également cette proposition, à laquelle la municipalité n'a toujours pas donné suite, malgré une position semble-t-il favorable.



Nouvelles de l'association :

  • DOMFRONTAIS MÉDIÉVAL : Nous espérons publier le Domfrontais médiéval 24 en 2017. Au sommaire de celui-ci, est prévue l'étude annoncée depuis longtemps de J-Ph. CORMIER sur les verdiers et sergents des forêts du Domfrontais vers 1300. Nous espérons une contribution de Ch. MANEUVRIER, maître de conférences à l'Université de Caen à propos du problème toujours non résolu de l'origine des armoiries de la Normandie (nonobstant l'article de M. PASTOUREAU dans le Domfrontais médiéval 5). Enfin, Cécile CORMIER y fera le point sur la courtine à gaine, sa construction, sa destruction, sa redécouverte au XIXe s et les travaux qui y ont été menés. De nombreux points restent obscurs. Le contenu du (lointain) n° 25 a également été évoqué lors de l'Assemblée générale de novembre 2016. Car il y aura bien un n° 25.


  • ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2016 : L'AG 2016 a eu lieu le samedi 19 novembre au Relais Saint-Michel à Domfront, en présence de C. MEUNIER, conseillère départementale et régionale. Nous remercions M. et Mme MALGREY pour leur accueil. Le président J-Ph CORMIER s'est félicité de l'achèvement des travaux sur Saint-Symphorien et a présenté les travaux en cours et les perspectives au château (cf. supra), ainsi que les recherches documentaires et historiques.
  • Pour le site, il est toujours prévu d'ajouter deux galeries photos (le site du château et les travaux en cours ou récents d'une part, un résumé des chantiers de bénévoles qui ont été organisés entre 1985 et 2003 d'autre part). M. POUSSIER a numérisé les diapositives. Il ne reste plus qu'à créer les nouvelles pages, à établir les liens et à mettre tout cela en ligne.
  • La mise en ligne des n° épuisés du Domfrontais médiéval a également été évoquée. L'AG a décidé de ne pas donner suite au projet d'impression de couvertures pour les photocopies des n° épuisés du Domfrontais médiéval que nous pouvons fournir sur demandes spécifiques. Ce sera réalisé au cas par cas avec des moyens locaux. 
  • En revanche, il a été décidé de financer une campagne d'images aériennes prises à partir d'un cerf-volant : J-Ph CORMIER a pris contact avec François LEVALET, photographe spécialisé, dont le devis s'élève à 300 € environ pour une trentaine de clichés. L'Association des Amis de Saint-Julien pourrait s'associer à cette opération.
  •  J-Ph CORMIER prévoit une "inauguration" pour Saint-Symphorien, c'est à dire une manifestation avec présentation officelle de l'édifice désormais restauré, aux autorités politiques et culturelles, à la presse (la plus large possible) et à la population. Cet évènement est prévu au printemps, à une date et selon des modalités qui restent à définir (la date du 20 mai a été retenue depuis ; cf. supra).
  • C. LESOURD, trésorier a fait état du bilan financier 2015, et de l'exercice comptable 2016, désormais très avancé. La situation financière reste saine, et permet d'envisager sereinement le financement des activités à venir.
Mmes LAURENSOU et MORELLO, V. DALIBARD sont reconduits au CA.

Nous saluons les adhésions de MM. G. LEMARDELEY, J-P. LEROY-TULLIE et A. CHAUSSERIE en 2016.

L'ARCD a enregistré également les adhésions de 8 personnes, désireuses de poursuivre leur travux photographiques sur le patrimoine bâti et les paysages naturels du Domfrontais. Est donc créée une section photographie à l'ARCD.

L'association a ontenu de la mairie un petit local, situé dans les anciens locaux de l'école Aliénor d'Aquitaine, rue Montgomery. L'ARCD y entreposera un peu de matériel et d'archives, et ce lieu servira pour les futures réunions du Conseil d'administration, comme cela a déjà été le cas le 29 janvier dernier.

  Rappelons ici qu’il est toujours possible de soutenir l’A.R.C.D. et son action en adhérant : cotisation annuelle : 10 € (ou plus !!!).
(coordonnées à la page "contacts")

Autres actualités sur le patrimoine domfrontais :

  • NOTRE-DAME-SUR-L'EAU : Les travaux annoncés depuis longtemps et financés par un leg dédié et des subventions devraient désormais commencer rapidement, après une longue attente. Les appels d'offre ont été réalisés auprès des architectes. Mr Declomesnil, qui avait déjà été chargé des travaux sur Saint-Symphorien a été choisi. Sont notamment prévues la remise en lumière de l'édifice, diverses réparations (gisant, vitrail, toiture), une amélioration de l'éclairage intérieur et un nouvel éclairage extérieur, plus une mise en valeur des pierres tombales, avec nettoyage de celles-ci. Elles resteront disposées à l'extérieur, dans l'espace situé derrière le chevet, mais celui-ci sera engazonné. Les abords de l'édifice en seront grandement améliorés.
    L'A.R.C.D. avait été consultée et a fait part de ses propositions à la Ville de Domfront en ce qui concerne les travaux qu'il convient de réaliser. De plus, C et J-Ph CORMIER, accompagnés de MM FOLLIOT, adjoint au Maire et GALLOT, employé de la Ville, ont été voir les cloches (ainsi que celles de Saint-Front) le 2 septembre 2015, suite à une demande de renseignements de l'Association française de campanologie transmise par l'OT. Le grosse cloche a été fondue en 1864 par la fonderie Havard de Villedieu, mais la petite est beaucoup plus ancienne (1684, voire plus ancienne encore [1576 ?] : ce point reste à éclaicir et il faudra arriver à lire les 5 lignes gravées autour de la cloche). Là aussi, à suivre. La prochaine campagne de travaux permettra peut-être d'accéder aux cloches de façon plus "confortable".

  • RAPPEL : les PEINTURES MURALES du XIIIe siècle, restaurées, revenues à Domfront en 1989 à l'initiative de l'ARCD, installées à l'église en 2003 n'ont pu y rester : les produits employés lors de la restauration des années 50 ne supportaient pas l'humidité, et les peintures étaient attaquées par des moisissures très agressives. Elles ne pourront donc plus jamais être réinstallées dans l'édifice, Il convient donc de réfléchir à un lieu de conservation et si possible d'exposition (Office du Tourisme, Bibliothèque, Mairie ? ou, mieux, futur "Espace historique du Domfrontais" ?). Les panneaux sont actuellement entreposés dans les entresols de l'Hôtel de Ville. 

  • EXPOSITION DE PHOTOS DES PEINTURES MURALES DU XIIIe SIECLE A NOTRE-DAME (rappel) : L’ARCD proposait depuis longtemps d'exposer les photos des repeints du XIIIe siècle dans l'édifice à la place des panneaux authentiques, dans l'absidiole nord de l'église. Le projet s'est concrétisé en 2010. Les indispensables images numériques en haute définition ont été prises par Michel POUSSIER. Les reproductions en taille réelle sur un support métallique ont été posées le 2 juin 2010 et officiellement inaugurées à l'occasion des journées du patrimoine le 16 septembre suivant. Le coût de l'opération s'est élevé à 830 € environ, compte-tenu de l'ajout d'un petit panneau explicatif bilingue français-anglais (traduction J-Cl HENNEQUIN), entièrement financé par l'ARCD. Le résultat est très satisfaisant, et cette présentation ajoute un intérêt indiscutable à la visite de cet édifice déjà remarquable.

  • J-Ph CORMIER a contribué à la réécriture du texte de la plaquette éditée par la paroisse pour une nouvelle édition qui est parue au printemps 2012.

  • SAINT-JULIEN a fait l'objet d'important travaux de stabilisation. L'édifice est enfin ouvert à nouveau au public depuis le début du mois de septembre 2013. Pour la restauration de cette église, une convention a été signée entre la Ville, la Fondation du Patrimoine et l'Association des Amis de Saint-Julien, mais le recours au mécénat semble devoir être incontournable, car jamais les financements publics ne suffiront à couvrir l'intégralité du montant extrêmement élevé des travaux (1,6 millions d'€ pour la première tranche, qui ne concerne que le seul clocher). Nous signalons donc l'existence de l'Association des Amis de Saint-Julien, présidée par Monsieur LAURENSOU, et de son site internet. La deuxième tranche de travaux prévue devrait prochainement se concrétiser. Les appels d'offre ont également été lancés.

  • EX-TRIBUNAL et "ESPACE HISTORIQUE DU DOMFRONTAIS" : En 2015, la réunion d'une commission extra-municipale réunie à l'initiative de la Mairie et à laquelle C. CORMIER, représentant l'ARCD a participé, a abordé l'avenir de ce bâtiment. Une unanimité s'était dégagée pour en faire un lieu de culture, et notamment d'expositions temporaires. Il s'en est déjà tenues, par exemple l'exposition "Aspects de la Grande Guerre" dans le cadre de la manifestation culturelle « Septembre en Domfrontais » de la Communauté de communes du Domfrontais (réalisée par MM CORMIER, YVETOT et FOURRE, avec le concours actif de M. POUSSIER et du club photo) au mois de septembre 2014, puis un an après l'exposition consacrée à la pomme et à la poire, et tout récemment (septembre 2016), l'exposition "Histoire d'écoles". L'ARCD propose le transfert du service de valorisation du patrimoine et l'exposition permanente des pierres sculptées de Saint-Symphorien et des objets dégagés lors des fouilles dans une partie des locaux, l'autre restant conscrée aux expositions temporaires, voire à d'autres types de manifestations. Il convient toutefois de penser à la restauration d'un certain nombre de ces objets, notamment métalliques, qui continuent à se dégrader silencieusement dans les placards de la Mairie où ils sont conservés, avant même de songer à leur exposition.
  • Un certain flou subsiste quant au projet, pour lequel des divergences sont apparues : un consensus semble se dégager pour que l'ex-salle d'audience centrale soit réservées aux manifestations temporaires (expositions, petits spectacles, éventuellement réunions, rencontres, ...), et les pièces périphériques à un musée, ou mieux, car le terme est paraît-il peu porteur, un "Espace historique domfrontais". Mais qu'y mettre dedans ? Une simple exposition des collections archéologiques semble être insuffisant et pas assez "attractif" ; il faudrait combiner cela avec des présentations virtuelles, des animations audio-visuelles, si possible inter-actives ... Tout ceci augmentera sensiblement le coût de la réalisation, et nécessitera en outre l'intervention d'un muséographe. De plus, s'il est des périodes de l'histoire de Domfront pour lesquelles nous disposons de renseignements et de ressources documentaires assez importantes (moyen-âge et XXe siècle essentiellement), il en est d'autres pour lesquelles la "matière première" historique est singulièrement restreinte. Enfin, l'ARCD s'avoue incompétente à ce degré de muséographie. Elle a présenté cependant à la commission un pré-projet rédigé par J-Ph CORMIER, pour le moment limité aux salles médiévales.  Une nouvelle réunion, tenue le 17 décembre 2015, a permis d'affiner le projet, mais on est encore très loin de la phase de réalisation.
  • Mais aux dernières nouvelles, d'importantes subventions pourraient être obtenues, à condition que l'ex-tribunal soit transformé en centre culturel, avec transfert de la médiathèque (mais le bâtiment est municipal et la médiathèque est intercommunale ; ceci étant, aux dernières nouvelles, la compétence "culture" serait retirée à la Communauté de Communes, avant sa fusion [que nous contestons] avec celle de Tinchebray), ce qui implique une réhabilitation de l'étage également (que nous demandions). Dans ce cas de figure,"l'Espace historique du Domfrontais" serait installé dans les actuels locaux de la médiathèque inter-communale alors libérés. Nous ne sommes pas enthousiastes devant ces perspectives.
  • Sur le fond, une autre proposition, provenant initialement de Mr LOIR, de "l'Association pour la Normandie" : faire à Domfront un "espace Henri Beauclerc" qui s'inscrirait dans un ensemble plus vaste, regroupant à l'échelle normande un certain nombre de sites ayant chacun un centre d'intérêt majeur pour la Normandie médiévale (Falaise pour Guillaume le Conquérant, Coutances pour les Normands de Sicile, etc.). Une lettre d'intention a été adressée par M. SOUL, maire de Domfront, au président de la région Normandie, M. Hervé MORIN, en juillet 2016. Le Conseil régional a répondu en substanbce quelque chose comme "aide-toi et le Conseil régional t'aidera". Bref, Une proposition plus précise doit être définie localement avant toute chose. Affaire (vraisemblablement au très long cours ...) à suivre aussi.

Divers :

RAPPEL : Chemise "Domfront, patrimoine en fiches" achevée.
Après les deux fiches consacrées à l'église Saint-Julien réalisées en 2011 (anciennes églises, construction, architecture) et 2012 (décors et mobilier intérieur : mosaïques, vitraux, statues, …), une ultime fiche résumant la riche histoire de Domfront a été réalisée pendant l'hiver 2014. Cette dernière fiche termine la chemise pédagogique, qui comprend donc 9 fiches illustrées en couleur, dont 4 doubles : pour le château DONJON, CHAPELLE SAINT-SYMPHORIEN, ENCEINTE ORIENTALE, pour les édifices religieux NOTRE-DAME sur l'EAU, architecture et décor extérieur [double] et intérieur, SAINT-JULIEN, histoire et architecture [double] et décor intérieur, plus VIEILLE VILLE et HISTOIRE [doubles], soit 26 pages auxquelles s'ajoutent des fiches de travaux pour élèves de classes primaires et de collège. Tous les principaux éléments du patrimoine architectural de Domfront ont donc été abordés.
Ces fiches devraient normalement avoir été diffusées dans les établissements scolaires (collèges et écoles primaires de l'Académie de Caen [Calvados, Manche et Orne] et du département de la Mayenne). Il semble hélas que cela n'a pas toujours été correctement fait (voire pas diffusé du tout) pour tous les établissements scolaires, en tout cas dans l'Orne ...
La chemise pédagogique "Domfront, Patrimoine en fiches", réalisée par C et J-Ph CORMIER, est disponible sur simple demande auprès du lycée de Domfront ou de l'Office de Tourisme du Bocage Domfrontais. Elle peut être consultée également à la Médiathèque intercommunale de Domfront. Rappelons que ces fiches sont également visualisables en ligne sur le site du lycée de Domfront - et même imprimables à partir de celui-ci (lien sur Patrimoine en fiches dès la page d'accueil, sur le côté droit), Leur distribution est en principe réservée aux établissements scolaires, sauf rares exceptions. L'A.R.C.D. ne les diffuse donc pas. A titre exceptionnel, le président dispose de quelques exemplaires, et la Médiathèque intercommunale en possède également un certain nombre en réserve.
 
  •  PUBLICATIONS et COLLOQUES :

    -Anciens : Les Actes du 43e congrès de la F.S.H.A.N. qui s'est déroulé à Sées au mois d'octobre 2008, sur le thème "Des bois dont on fait la Normandie" ont été publiés en octobre 2009 ; on y trouvera la communication de J-Ph CORMIER (Forêts et exploitation forestière dans les Domfrontais aux XIIIe-XIVe siècles), ainsi que d'autres communications dont certaines ont pour objet la forêt d'Andaine à différentes époques de l'histoire. Les commandes de cet ouvrage sont à adresser aux Archives départementales de la Manche, BP 540, 50010 SAINT-LO Cedex (20 €). Un prolongement à cette étude sera fait dans le Domfrontaismédiéval 24 (cf. supra).

    - De même, J-Ph CORMIER a participé au colloque "La vie quotidienne en Normandie, XIIe-XVe siècles", organisé par la Société d'Histoire de la Manche et les Archives de la Manche (Saint-Lô, novembre 2008) et y a présenté les monnaies médiévales trouvées au château de Domfront (lors des travaux anciens, puis par l'A.R.C.D., et enfin à l'occasion des fouilles archéologiques des années 1990). Cette communication sera finalement éditée dans un prochain Domfrontais médiéval (25 ?), la Société d'Histoire de la Manche ne pouvant publier les Actes de ce colloque faute de subventions.

    - J-Ph CORMIER a présenté une autre communication lors du 45e congrès de la F.S.H.A.N. consacré aux liens entre la Normandie et l'Angleterre, qui s'est tenu à Saint-Sauveur-le-Vicomte en octobre 2010 (Aspects de la présence anglaise dans le Domfrontais pendant la guerre de Cent-ans). Cette communication a été publiée en octobre 2011 dans les Actes de ce congrès. Lors de ce dernier, deux œuvres "domfrontaises" de J-S.COTMAN ont été présentées : la version aquarellée du Tertre Grisière, view from the town par Mr Timothy Wilcox, qui est conservé dans une collection privée en Angleterre et dont l'existence était connue ; un sépia de la Tour de Bonvouloir, par Mme Elisabeth Lewis, conservé à Cherbourg, dont l'existence était supposée. D'autres versions d'œuvres "domfrontaises" ont également été retrouvées. Nous avons publié ainsi quatre ou cinq  nouveaux tableaux (ou nouvelles versions) dans le Domfrontais médiéval 22 et avons ainsi un corpus (presque) complet des œuvres "domfrontaises" de Cotman (à moins qu'il existe encore d'autres peintures de Lonlay et des tours des remparts de Domfront). Une exposition Cotman in Normandy organisée par Mr Wilcox s'est tenue à Londres entre le 5 octobre 2012 et le 13 janvier 2013 (DULWICH PICTURE GALLERY). Un catalogue (en couleurs) a été édité : on y trouve, face à face, comme à l'exposition, les deux aquarelles "en miroir" : Domfront seen from the Tertre Grisière  et The Tertre Grisière, view from the town. T. Wilcox prépare en outre un gros ouvrage sur Cotman et son œuvre, dont la parution, prévue en 2014, n'a toujours pas eu lieu. Nous vous informerons de sa sortie, si elle survient.

    - J-Ph CORMIER a également participé au 46e congrès de la F.S.H.A.N. sur le thème  "Commémorer en Normandie", qui s'est tenu à Condé-sur-Noireau en octobre 2011, pour revenir sur les manifestations liées au tricentenaire du lycée de Domfront, en 1989, ainsi qu'au 49e congrès de la FSHAN à Rouen en octobre 2014 (thème : Les Normands et la Guerre ; communication consacrée à la population du Domfrontais face aux évènements de la guerre de Cent-ans). Ses communications sont parues dans les Actes de ces congrès, en octobre 2012 et octobre 2015 (les Actes des congrès de la F.S.H.A.N. sont édités l'année suivante).

    - récents : J-Ph CORMIER toujours a participé en septembre 2014 au colloque organisé à Saint-Lô aux Archives de la Manche par la Société d'histoire de la Manche à l'occasion des Jeux équestres mondiaux sur le thème Le cheval en Normandie pour rappeler l'existence du haras de Domfront de Robert II d'Artois puis de Philippe VI aux XIIIe-XIVe s, les articles du Domfrontais médiéval 11 et13 ayant été fâcheusement omis dans la bibliographie des orientations de recherche … et dernièrement au 50e congrès de la FSHAN en octobre à Saint-Lô, dont le thème était "éduquer, enseigner, instruire en Normandie" : occasion de revenir sur l'histoire du collège de Domfront et de ses origines, aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ces interventions ont été également publiées dans les Actes de ce colloque et de ce congrès, parus en octobre 2016, publications présentées lors de l'AG 2016.

    - Pas médiéval du tout, mais nous signalons et recommandons l'étude de Lionel LETENDRE, professeur de philosophie au lycée de Domfront, consacrée aux évènements de la Libération (juin-août 1944) à Domfront et notamment aux bombardements de juin (celui du 14 ... et les autres) et à la libération du 14 août par l'armée américaine : très intéressante, très documentée, très complète et très bien illustrée avec des photos d'époque, visible sur le site du lycée.

    Notre ami Franck MAUGER, membre de l'ARCD, et qui a de nombreuses fois collaboré au Domfrontais médiéval vient de soutenir sa thèse de doctorat à l'Université de Caen, consacrée à l'apanage d'Alençon (dont Domfront fit partie). Énorme travail, de grande qualité, salué par le jury. Vous serez tenu informés quand elle sera publiée.


  • MEDIAS : Rappelons les publications de ces dernières années (pour lesquelles l'expertise de l'ARCD avait été sollicitée) dans diverses revues régionales : un reportage sur le Domfrontais, dans le n°82 de L'ORNE MAGAZINE (janvier 2011), édité par le Conseil Général de l'Orne : les travaux et les publications de l'A.R.C.D. y sont bien relayés. De même est parue dans la revue du Parc Régional Normandie-Maine MONTS (n°5, septembre 2011), une bonne page sur les peintures murales de Notre-Dame sur l'Eau et l'installation des reproductions par l'A.R.C.D. (notons qu'en raison de restrictions budgétaires, cette revue du PNR a été interrompue après la parution de son 7e numéro). Enfin dans la revue Au fil de la Normandie (n°31, sept-oct-nov. 2011), Domfront, avec Bellême et Granville, fait l'objet d'un article consacré aux "villes closes" de Basse-Normandie. Le tournage d'une émission d'ARTE ayant pour objet le paysage et l'histoire du bocage normand en général, et domfrontais en particulier a été réalisé en novembre 2012, avec, encore et toujours, une participation de J-Ph CORMIER. Cette émission a été diffusée le 19 mars 2013 (dans la série "Paysages d'ici et d'ailleurs"). Le même a été interviewvé en février 2015 pour une série d'émissions consacrées au patrimoine de Domfront qui ont été diffusées sur France Bleue Basse-Normandie, et tout récemment, est revenu sur la fondation du collège dans une intervention de 30 minutes donnée à la radio RCF-Orne.

    AUTRES ASSOCIATIONS : Il ne se passe plus grand-chose pour la restauration du Manoir de la Saucerie, lequel aurait été mis en vente en 2015 (?), avant que cette mise en vente ne soit retirée.
    Les nouvelles de l'association des
    Amis de l'église d'Etrigé ne sont pas bonnes ; ses activités sont en sommeil, et la municipalité de Sept-Forges ne veut pas intervenir pour sauvegarder l'édifice. De nouvelles et intéressantes peintures murales médiévales ont été découvertes lors de travaux tenus entre 2006 et 2010 environ. Un article sur ces peintures et sur l'histoire d'Etrigé est prévu pour le Domfrontais médiéval 25. Mme LAURENSOU a pu établir un contact avec M. F. POUGHEOL, architect et membre de cette association : nous pourrons peut-être obtenir des images. Actuellement, les peintures murales sont cachées par une protection.
    L'association
    des Amis de la Chaslerie dispose désormais d'un site en ligne.

    OUVRAGES : Rappelons que l’ouvrage de G. LASSEUR, Histoire de la Ville de Domfront, a été réédité par les éditions Le livre d'histoire. Il est peut-être encore disponible (Tome I : 54 €, Tome II : 90 €). Il n'y a plus de librairie à Domfront, mais un point de presse vendant des ouvrages régionaux est ouvert place Saint-Julien ( La Civette du panorama, qui accepte le dépôt des publications de l'ARCD).  Le livre de LIARD a également été réédité dans la même collection, ainsi que L'Histoire féodale de Saint-Bômer de A. SURVILLE.

    - Traitant d'une époque beaucoup plus récente, Daniel YVETOT a publié aux éditions OREP les deux premiers tomes de sa chronique de Domfront au XXe siècle (Du côté de chez Beauclerc, I Oh mon pays [1900-1920], II Le livre de Mademoiselle Pauline [1920-1939], à suivre). Le même a publié chez le même éditeur un recueil consacré aux rapports entre Domfront et ... le Tour de France cycliste.

    - Le même Daniel YVETOT a publié en juillet 2015 un petit ouvrage consacré à l'édition d'une partie des carnets illustrés de la Grande Guerre de M. Paillette (un certain nombre de dessins figurent dans le Tome I de "Du côté de chez Beauclerc, - I Oh mon pays" et ont été présentés à l'occasion de l'exposition de septembre 2014 Aspects de la grande Guerre qui s'est tenue à l'ex-tribunal dans le cadre de la manifestation culturelle de la CdC du Domfrontais "Septembre en Domfrontais" - cf. supra).

    ARCHIVES : Rappel ; un recueil des titres de la seigneurie de Torchamp est réapparu dans une vente aux enchères de livres à Bayeux dans l'été 2009, et, sur l'indication de J-Ph CORMIER, a été acquis par les Archives de l'Orne : il y a en fait 2 registres sur papier, de 150 folios environ, de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, rassemblant presque les mêmes actes, mais classés différemment (chronologiquement dans l'un, géographiquement dans l'autre). Il s'agit de titres et d'actes de la famille de Villette, seigneurs de Torchamp et de Valaubin. Ces documents restent à exploiter.

    - Ces mêmes Archives de l'Orne ont acquis en juillet 2014 un document qui pourrait s'avérer très intéressant pour le Domfrontais : une copie XVIIe s du dénombrement du fief Aveline Le Maignan. Or ce fief existait déjà au moyen-âge. C et J-Ph CORMIER ont été consulter cette pièce aux Archives de l'Orne. L'étude en est à effectuer. Selon son intérêt, elle pourrait faire l'objet d'un article dans un prochain numéro du Domfrontais médiéval.

    - RAPPEL : Mr J-P. DUCATEZ, de Paris, photographe, avait pris contact voici déjà quelques temps avec l'A.R.C.D. et a aimablement communiqué à son président un ensemble de très anciennes photographies de Domfront, que l'on peut dater de la période 1865-1880, voire peut-être plus anciennes encore pour certaines d'entre elles. Ces photographies ont été acquises par les Archives départementales de l'Orne en juin 2011. Il s'agit là sans doute des plus anciennes photographies dont nous disposerons jamais (mais on peut encore avoir des surprises, voir ci-dessous). Dans le même domaine, Mr J-Y. LAILLIER, des Archives du Calvados, nous a fait part de l'existence de deux photos de Notre-Dame-sur-l'Eau datant de 1865.

    Ce même J-P. DUCATEZ nous a signalé l'existence de deux vues stéréoscopiques de Domfront en vente sur internet, que nous avons acquises : l'une représente la "route de ronde" et au-delà la rue des Fossés-Plissons, vue sans doute du promontoire du château. Nous l'avons datée dans une fourchette 1862-1865, ce qui en ferait LA PLUS ANCIENNE PHOTOGRAPHIE CONNUE DE DOMFRONT. Cette image a été publiée dans l'Annuaire 2015-2016 de l'Association des anciens du Lycée de Domfront. L'autre image est prise du tertre Sainte-Anne : on y voit le château AVANT SA TRANSFORMATION EN JARDIN PUBLIC (donc, là aussi, avant 1865). Sa publication est envisagée, sans doute dans un prochain Domfrontais médiéval.



 

 

 

PAGE MISE A JOUR LE 16 juin 2017