Association pour la Restauration du Château de Domfront

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  A LA UNE : - REPRISE DES AMÉNAGEMENTS AU CHÂTEAU :

   LE POINT DÉBUT 2012 : DU NOUVEAU, OUI MAIS AU RALENTI !!

(VOIR CI-DESSOUS, NOUVELLES DU CHÂTEAU - CHAPELLE SAINT-SYMPHORIEN)

- PARUTION DU DOMFRONTAIS MÉDIÉVAL 21 !

- - DOMFRONT, PATRIMOINE EN FICHES : DE NOUVELLES FICHES SUR SAINT-JULIEN

 

 

Nouvelles du château :

  •       CHAPELLE SAINT-SYMPHORIEN :

         L'A.R.C.D. A FAIT DES PROPOSITIONS CONCRÈTES POUR RELANCER LA MISE EN VALEUR DES RUINES DU CHÂTEAU DANS LE SECTEUR DE SAINT-SYMPHORIEN ET LES CHOSES SEMBLENT AVANCER UN PEU:

         Ces propositions, établies par MM CORMIER et SUSONG, sont divisées en plusieurs tranches de travaux, réalisables par étapes successives :

         - le décaissement de la base du mur nord de la nef (ou parcelle AV 382) : rappelons qu'il s'agit du reste de l'ancien chemin qui desservait divers jardins situés sur la face nord du château. L'angle nef-croisillon nord avait déjà été dégagé par les travaux archéologiques de 1991 ou 1992 ; de larges creusement ont également été effectués par l'entreprise Pavy lors de la restitution des 3 contreforts du mur nord en 1990. L'A.R.C.D. a réalisé (et financé) fin octobre 2010 l'évacuation (par tractopelle) de ce qui reste de la terre de comblement, jusqu'à la hauteur de la base des contreforts. Le mur nord de la chapelle apparaît désormais sur toute son élévation conservée. De plus, les baraquements en ruine de la parcelle de jardin située juste an nord, abandonnée depuis une quinzaine d'années, doivent être évacués (depuis 9 mois ...). Le muret de cette parcelle a été également arasé, ce qui dégage un espace assez vaste au nord de la chapelle.

        Ailleurs : les équipes municipales ont restauré en 2010 le mur du jardin au sud-ouest de la chapelle (ex-jardin Pouët) ; l'appentis disgracieux a été abattu. Une clôture a été installée à le demande de l'A.R.C.D. pour isoler le secteur jusqu'à la stabilisation totale des arases de Saint-Symphorien.

         - Murs de la nef : L'A.R.C.D. avait proposé que les équipes techniques de la Ville éradiquent dans un premier temps toute la végétation sur l'ensemble des maçonneries, puis qu'une chape soit réalisée sur les arases qui en sont restées dépourvues, en premier lieu celles de la façade et du mur sud. L'A.R.C.D. a réalisé la partie technique  du dossier de demande d'autorisation de travaux. La Ville a complété les données administratives et a transmis au S.D.A.U. de l'Orne  et à la C.R.M.H. de Basse-Normandie, lesquelles ont donné leur accord. Ces travaux ont été réalisés (octobre-novembre 2011). Ils permettent de consolider les maçonneries et de limiter les travaux à réaliser par une entreprise agréée MH au secteur cage d'escalier-mur de la nef jusqu'au portail, autre priorité, et autre proposition de l'association.

         - Pour le secteur de l'angle sud-ouest de la croisée du transept, avec la pile contenant le départ de l'escalier à vis qui permettait d'accéder aux parties hautes de la chapelle, qui est terriblement dégradé, l'intervention d'une entreprise est nécessaire. L'ABF adjointe est venue le 14 janvier 2011 se rendre compte par elle-même et s'est montrée favorable à des travaux sur ce secteur. De sa propre initiative, l'A.R.C.D. a demandé un devis réactualisé à l'entreprise BODIN (qui avait établi celui de 2008) pour la réfection et la chape de ce qui représente environ 15 m linéaires de maçonneries arasées : CE DEVIS NE S'ÉLÈVE PLUS DÉSORMAIS QU'À 12.500 € ENVIRON, somme très raisonnable. Quand on sait que la Ville vient de procéder à la réfection des allées du jardin public pour ... 50.000 € !!! et que l'éclairage du donjon en a coûté plus de 60.000, quand on sait que des travaux de rénovation ont été entamés dans la maison du gardien (immédiatement après le départ de Mme Pottier), on se dit qu'il doit être possible de trouver le dixième de cette somme pour que soient stabilisés, enfin, les vestiges d'un édifice du XIIe siècle dont nous avons depuis longtemps démontré l'intérêt architectural et historique. Le Conseil d'Administration de l'A.R.C.D. réuni le 10 décembre 2011 a proposé qu'une option de remontage sur quelques assises des maçonneries de ce secteur plus arasé que le reste soit étudiée et que les devis tiennent compte de cette possibilité. L'A.R.C.D. a commencé à rassembler les éléments d'un dossier (photos, plans, ...) et a contacté d'autres entreprises spécialisées afin d'obtenir d'autres devis tenant compte de cette nouvelle option. Nous souhaitons que ces travaux devenus indispensables soient réalisés le plus rapidement possible, mais les choses avancent très très lentement. Cette proposition de restauration avec restitution d'une légère élévation suscitera-t-elle l'adhésion de l'ABF ? de la CRMH ? Il faut également que la Ville manifeste une volonté d'avancer.

        - Portail ouest : Le Conseil d'Administration de l'A.R.C.D. a également abordé le problème de la façade et du portail   occidental. Considérant que les bases des colonnettes des piédroits reposent désormais quasiment sur du vide, il apparaît urgent de reconstituer un escalier qui existait certainement à l'origine, vu la hauteur des bases. Ultérieurement, de remplacer le parement de grès de la partie droite, vraisemblablement de second œuvre, par du granite. Enfin, de replacer les claveaux de la voussure extérieure, encore en place lorsqu'ils ont été dessinés par G. LASSEUR, et récupérés par nos soins lors des premiers travaux en 1982, puis, dans l'idéal, de restituer la totalité de l'archivolte : Saint-Symphorien et sa façade occidentale seraient alors traités de façon "ruine romantique", à l'instar de ce qui se fait en Angleterre.

         - Fragments taillés et sculptés : MM CORMIER, LESOURD et SUSONG ont été vérifier que les divers fragments sculptés provenant de Saint-Symphorien entreposés dans les sous-sols de la mairie s'y trouvaient bien encore, notamment  les voussoirs mentionnés ci-dessus et divers chapiteaux. De fait, ils y sont (manquent toutefois les trois voussoirs à gorge centrale supposés provenir du portail sud), mais entreposés en désordre, et repartis entre deux caves. Ils seront tous regroupés, et Mr GALLOT, employé municipal, a prévu de monter des étagères pour eux. Les moellons qui sont encore sur le site, notamment quelques demi-colonnes seront prochainement rapportés ici pour être entreposés avec le reste.

         A cette occasion, des photographies des (6) voussoirs subsistants du portail ouest ont été réalisées. Rappelons qu'ils présentent, sous des dents de scie en creux, un décor de grille très élaboré, dont les "barres" apparaissent tressées.

  •  RESTAURATION DE L'ENCEINTE EST :

TOUJOURS RIEN de nouveau en cette année 2011 pour l'enceinte orientale. L'immobilisme est total de ce côté. Nous ne pouvons que reprendre nos précédents propos : Même si nous n'en avons pas été officiellement informés, l'étude de l'Architecte en Chef, Mr Ronsseray, pour la restauration des arases des murs orientaux (courtine à gaine, tours et fausse-braie) a bien été réalisée et elle a bien été communiquée à la Mairie de Domfront, semble-t-il depuis le printemps 2008, voire avant. Le problème de la mise en valeur du château a été succinctement évoqué lors d'une réunion tenue au théâtre municipal par Monsieur Leduc, Maire de Domfront, mais cela remonte déjà au 16 mars 2009. Y aura-t-il des réalisations concrètes à court terme ? Pour que la mise en valeur des vestiges se poursuive, il faut une volonté "politique" et des moyens financiers, et nous ne voyons pas hélas que des travaux puissent être engagés prochainement dans les circonstances actuelles. Ceci étant, on peut toujours l'espérer, mais à ce jour, la restauration du château est toujours au point mort pour les éléments de l'enceinte est. Le projet de l'ACMH pour les murs d'enceinte orientaux s'élèverait paraît-il à quelques 600.000 €. On comprend que la municipalité freine des quatre fers. Par contre, une espèce de "soldat" médiéval stylisé d'un goût douteux servant de panneau d'affichage vient d'être implanté route de ronde, dans le virage lorsqu'on aborde le château en venant de Flers... (D'autres exemplaires se rencontrent à diverses entrées de la ville).

Pour la chapelle Saint-Symphorien, il y a enfin quelques avancées (cf. supra). Quand on voit par ailleurs ce qui se fait (par exemple fouilles, puis restauration et aménagement d'un musée au château de Mayenne, ou mise en valeur et activités autour du site de Sainte-Suzanne, pourtant une commune plus modeste encore que Domfront, dont les vestiges sont de même nature), on ne peut que rester amer sur le sort du château de Domfront. Presque tout y reste à faire : mise en lumière à terminer (cf. ci-dessous pour celle du seul donjon), restauration des cheminements et évidemment des vestiges architecturaux, pose de panneaux explicatifs. Et ne parlons pas du plan d'aménagement global. Près de 30 ans après les premiers sondages sur l'emplacement de la chapelle Saint-Symphorien (1982), le site est toujours dans un état qui frise le terrain vague à certains endroits ...

  • Le donjon est néanmoins à nouveau éclairé depuis le mois de décembre 2010. Les projecteurs sont mal protégés, et nous avons les plus grandes craintes qu'ils soient hélas rapidement victimes du vandalisme. Il semble d'ailleurs que certains projecteurs ne fonctionnent déjà plus (à confirmer). Si cela s'avérait exact, s'agirait-il de pannes ? de dégradations ? Les rampes de LED colorées sont fâcheusement visibles sur la face intérieure du mur nord (et il n'est pas du tout certain que cette installation soit provisoire comme nous l'espérions ; du côté extérieur [nord], les rampes sont cachées par une haie basse). On peut d'ailleurs discuter cet éclairage qui fait alterner les couleurs bleue, rouge et verte sur ce mur ... Il est dommage qu'il ait fallu toucher aux maçonneries  par endroits pour faire passer les câbles ; il est également dommage que cela concerne uniquement le donjon. La courtine à gaine et Saint-Symphorien mériteraient également d'être mises en lumière.

 

·         -Les autres propositions de l'A.R.C.D. concernent l'aménagement complémentaires du site : signalement par des plaques de l'emplacement des tombes médiévales trouvées à l'intérieur de la chapelle Saint-Symphorien lors des fouilles archéologiques, aménagement du parvis par des opérations de terrassement dans la parcelle AV 381 (ex-jardin POUËT), engazonnement, destruction des appentis subsistant abandonnés, mise en valeur du puits et création d'un jardin médiéval dans la parcelle voisine AV 380 et même, soyons fous !, la reconstitution de l'escalier, des voussures et d'un tympan (nu) pour le grand portail occidental.

     De même, nous rappelons qu'à la demande d'anciennes municipalités, l'A.R.C.D. avait commencé à élaborer différentes versions (longues, courtes, avec plans, ...) de panneaux explicatifs concernant les différents vestiges, à installer sur le site. Il semble que le Parc naturel Normandie-Maine serait disposé à financer et installer de tels panneaux à l'intérieur de l'enceinte, en sus du balisage prévu des sentiers de randonnée.

 

      Chemise "Domfront, patrimoine en fiches" :

Après la parution et la distribution des deux fiches dédiées à Notre-Dame-sur l'Eau de Domfront (fiches 2007 et 2008), puis de la fiche 2009 consacrée à l'enceinte orientale du château (courtine à gaine, tour d'artillerie, rempart de fausse-braie) et l'aula, la fiche 2010 qui a pour objet la vieille ville (tours, remparts et maisons remarquables) a été réalisée à son tour et diffusée dans les établissements scolaires (collèges et écoles primaires de l'Académie de Caen [Calvados, Manche et Orne] et du département de la Mayenne). Comme les précédentes, elle s'accompagne de propositions pour travaux d'élèves soit de niveau primaire, soit de niveau classe de 5e de collège. Ce travail est effectué par les professeurs et les élèves de 2de du Lycée A. Chevalier de Domfront, dans le cadre de l'option "Histoire des Arts". Il s'agit donc de la 6e fiche de cette chemise pédagogique, après celles du donjon, de la chapelle Saint-Symphorien du château, des deux fiches Notre-Dame et de l'enceinte orientale du château.

La chemise pédagogique "Domfront, Patrimoine en fiches"  est disponible sur simple demande auprès du lycée de Domfront ou de l'Office de Tourisme du Bocage Domfrontais. Elle peut être consultée également à la Médiathèque intercommunale de Domfront, et, en ligne, sur le site du lycée de Domfront (Histoire des Arts dans pages pédagogiques, puis Patrimoine en fiches, ou plus directement en utilisant le lien qui est désormais présent sur la page d'accueil, à droite).

Mais il semble que le dossier dans son ensemble n'a pas été correctement diffusé (voire pas diffusé du tout) dans les établissements scolaires, en tout cas dans l'Orne. Une enquête est en cours ...

La fiche 2011 (7e) consacrée à l'église Saint-Julien (anciennes églises, construction, architecture) est imprimée. Comme pour Notre-Dame sur l'Eau, une autre fiche, en 2012, traitera des décors et du mobilier intérieur (mosaïques, vitraux, statues, ...), et l'ensemble sera diffusé fin 2012-début 2013 dans les établissements scolaires. Rappelons que ces fiches sont visualisables - et même imprimables - à partir du site du lycée de Domfront (lien sur Patrimoine en fiches dès la page d'accueil, sur le côté droit), et que leur distribution est en principe réservée aux établissements scolaires, sauf rares exceptions. L'A.R.C.D. ne les diffuse donc pas.

Nouvelles de l'association :

  • DOMFRONTAIS MEDIEVAL : Le Domfrontais médiéval 21 est enfin paru en juin 2011 ! Au sommaire : Nicolas Normant, vicomte de Domfront pendant l'occupation anglaise de la guerre de Cent-Ans (1428-1448) par Franck MAUGER. Etude sur Le donjon ou tour-maîtresse de Domfront par Hadrien ROZIER, étudiant à l'Université de Tours, auteur d'un mémoire universitaire sur la question. La résistance de nobles à l'occupation anglaise pendant la guerre de Cent-ans par J-Ph CORMIER. Suite de l'édition des comptes de 1419-1421 (fin du compte de la Toussaint 1420, désormais intégralement édité), Voir la couverture (un dessin inédit de Louis Blanchetière) et le sommaire dans nos pages "Publications". L'article de J-Ph CORMIER consacré à l'analyse des autres fragments de comptes de la vicomté qui subsistent (1425, 1427, 1428 et, tout récemment retrouvé aux Archives de la Sarthe, Toussaint 1426) est, faute de place, reportée au prochain n° 22, ainsi que, peut-être, la publication en complément des nouvelles oeuvres "domfrontaises" de Cotman récemment retrouvées (cf. infra).
 
  • ASSEMBLEE GENERALE 2011 : L'AG 2011 a eu lieu le Samedi 14 mai, à 16 h, à la Mairie de Domfront, salle A. Rougeyron).  Le compte-rendu a été envoyé aux adhérents. Le rapport financier, présenté par Mr LESOURD, laisse apparaître un excédent de 527 €, malgré le coût de réalisation des reproductions des repeints (cf. ci-dessous) et le terrassement au château (cf. ci-dessus), mais n'y figurent pas les frais d'impression du Domfrontais médiéval 21 , qui seront logiquement imputés sur l'exercice 2011. Suite à la fermeture de la librairie de Domfront, J. MORELLO a été récupérer les revues qui y étaient déposées. Il en manque néanmoins un certain nombre, qui génèrent une perte de 270 €, remise déduite, qui ne seront jamais payés à l'A.R.C.D. Dans le rapport moral, ont été essentiellement débattus les problèmes du château (Saint-Symphorien et le retard dans l'avancement des travaux, murs orientaux, murs de jardins, éclairage, environnement, ...). A également été abordé le problème de la chapelle Saint-Auvieu à Passais et de ses peintures murales, partiellement dégagées, et qu'il faudrait préserver. Nous reviendrons ultérieurement sur cette question. MMes. CORMIER et HENNEQUIN, Mr MOTAIS, sortants, ont été réélus au Conseil d'Administration.
  • Rappelons ici qu’il est toujours possible de soutenir l’A.R.C.D. et son action en adhérant (cotisation annuelle : 10 € ou plus !! ).

Autres actualités sur le patrimoine domfrontais :

  • NOTRE-DAME-SUR-L'EAU : Nous savons que les PEINTURES MURALES du XIIIe siècle, restaurées, revenues à Domfront en 1989, installées à l'église en 2003 n'ont pu y rester : les produits employés lors de la restauration des années 50 ne supportant pas l'humidité, les peintures étaient attaquées par des moisissures très agressives. Elles ne pourront donc plus jamais être réinstallées dans l'édifice, Il convient donc de réfléchir à un lieu de conservation et si possible d'exposition (Office du Tourisme, Bibliothèque, Mairie ? Futur musée ou salle d'exposition dont on parle vaguement depuis quelques temps ?). Toujours est-il que l'actuel lieu de "conservation", la salle du conseil à l'hôtel de Ville de Domfront n'est pas une solution satisfaisante. L'A.R.C.D. continue ses actions pour qu'un lieu de conservation acceptable soit enfin trouvé. Madame la Conservatrice Régionale des Antiquités et Objets d'Arts a exigé leur accrochage, en hauteur, sur des emplacements de murs restés vides de la salle du conseil municipal ; il conviendrait aussi que les rideaux de celle-ci restent fermés. Monsieur le Maire de Domfront s'est dit opposé à un tel accrochage, préférant sans doute que les peintures subsistantes restent exposées aux risques de dégradation. Si son refus devait persister, l'ARCD propose, par compromis, que l'accrochage se fasse effectivement au premier étage de la mairie, mais dans les vastes couloirs d'accès, soit à la salle du conseil (aile est), soit aux bureaux du Maire et des secrétaires (aile ouest). De toute façon, des mesures de protections sont indispensables.
  • La restauration du repeint endommagé a été effectuée, et le panneau est revenu à Domfront. Il est conservé à la mairie mais n'est pas exposé dans la salle du conseil (ce qui est peut-être préférable, vu les conditions exposées ci-dessus).
  • J-Ph CORMIER a contribué à la réécriture du texte de la plaquette éditée par la paroisse pour une nouvelle édition qui vient de paraître.

 

  • EXPOSITION DE PHOTOS DES PEINTURES MURALES DU XIIIe SIECLE A NOTRE-DAME : L’ARCD proposait depuis longtemps d'exposer leurs photos dans l'édifice. Le projet, techniquement et financièrement réalisable, s'est concrétisé en 2010. Les indispensables images numériques en haute définition ont été prises par Monsieur Michel POUSSIER. Il était indispensable de pouvoir accéder aux peintures, et notamment à celle qui a subi des dégâts, dont l'image a du être traitée, car il n'était plus question d'attendre que sa restauration soit effectuée. Les reproductions en taille réelle sur un support métallique ont été posées le 2 juin 2010 et officiellement inaugurées à l'occasion des dernières journées du patrimoine, le 16 septembre 2010.  Sur le plan financier, le coût de l'opération s'est élevé à 830 € environ, compte-tenu de l'ajout d'un petit panneau explicatif bilingue français-anglais (traduction J-Cl HENNEQUIN), ce qui est acceptable. Le projet a reçu un accueil favorable tant de la Conservation Régionale des Monuments Historiques que des conservatrices régionale et départementale des Antiquités et Objets d'Art et a reçu les autorisations administratives (Ville, DRAC) nécessaires. Le résultat est très satisfaisant, et cette présentation ajoute un intérêt indiscutable à la visite de cet édifice déjà remarquable.

·        SAINT-JULIEN a fait l'objet d'important travaux de stabilisation. Les grands arcs ont été étayés par une forêt de bastaings. L'édifice reste fermé au public (et ce depuis le mois de juin 2006), mais les cloches sonnent à nouveau, les portes ont été rouvertes et les touristes peuvent au moins entrevoir l'intérieur. Pour la restauration de cette église, une convention a été signée entre la Ville, la Fondation du Patrimoine et l'Association des amis de Saint-Julien, mais le recours au mécénat semble devoir être incontournable, car jamais les financements publics ne suffiront à couvrir l'intégralité du montant extrêmement élevé des travaux (2 tranches de 2 millions d'€ chacune ont été envisagées, et cela ne concerne peut-être que le seul clocher). Nous signalons l'existence de l'Association des Amis de Saint-Julien, présidée par Monsieur LAURENSOU et d'un site internet récemment mis en ligne. Les premiers travaux ont été retardés pour d'obscures raisons administratives et n'ont commencé qu'en novembre 2011, par l'édification d'un énorme échafaudage qui fait tout le tour de l'édifice et s'élève jusqu'au sommet du clocher (plus de 50 m de hauteur).

  • Le projet d'une salle d'exposition pour les vestiges et objets dégagés lors des fouilles a été semble-t-il à nouveau évoqué, mais vaguement. L'A.R.C.D. ne pourrait qu'approuver une telle réalisation. Il convient toutefois de penser à la restauration d'un certain nombre d'objets, notamment métalliques, qui continuent à se dégrader silencieusement dans les placards de la Mairie où ils sont conservés, avant même de songer à leur exposition.
  • Mr J-P. DUCATEZ, de Paris, photographe, a pris contact voici déjà quelques temps avec l'A.R.C.D. et a aimablement communiqué à son président un ensemble de très anciennes photographies de Domfront, que l'on peut dater de la période 1865-1880, voire peut-être plus anciennes encore pour certaines d'entre elles. Ces photographies viennent d'être acquises par les Archives départementales de l'Orne. Il s'agit là sans doute des plus anciennes photographies dont nous disposerons jamais.  Dans le même domaine, Mr J-Y. LAILLIER, des Archives du Calvados, nous a fait part de deux photos de Notre-Dame-sur-l'Eau datant de 1865.

Divers :

  •  Les Actes du 43e congrès de la F.S.H.A.N. qui s'est déroulé à Sées au mois d'octobre 2008, sur le thème "Des bois dont on fait la Normandie" ont été publiés ; on y trouvera la communication de J-Ph CORMIER (Forêts et exploitation forestière dans les Domfrontais aux XIIIe-XIVe siècles), ainsi que d'autres communications dont certaines ont pour objet la forêt d'Andaine à différentes époques de l'histoire. Les commandes de cet ouvrage sont à adresser aux Archives départementales de la Manche, BP 540, 50010 SAINT-LO Cedex (20 €). De même, J-Ph CORMIER a participé au colloque "La vie quotidienne en Normandie, XIIe-XVe siècles", organisé par la Société d'Histoire de la Manche et les Archives de la Manche (Saint-Lô, novembre 2008) et y a présenté les monnaies médiévales trouvées au château de Domfront (lors des travaux anciens, puis par l'A.R.C.D., et enfin à l'occasion des fouilles archéologiques des années 1990). Cette communication sera également éditée dans les Actes de ce colloque, dont la publication est proche.
  • J-Ph CORMIER a présenté une autre communication lors du récent 45e congrès de la F.S.H.A.N. consacré aux liens entre la Normandie et l'Angleterre, qui s'est tenu à Saint-Sauveur-le-Vicomte en octobre 2010 (Aspects de la présence anglaise dans le Domfrontais pendant la guerre de Cent-ans). Cette communication a été publiée en octobre 2011 dans les Actes de ce congrès. Lors de ce dernier, deux œuvres "domfrontaises" de J-S.COTMAN ont été présentées : la version aquarellée du Tertre Grisière, view from the town par Mr Timothy Wilcox, qui est conservé dans une collection privée en Angleterre et dont l'existence était connue ; un sépia de la Tour de Bonvouloir, par Mme Elisabeth Lewis, conservé à Cherbourg, dont l'existence était supposée. Nous espérons pouvoir les publier dans le prochain Domfrontais médiéval (22), et avoir ainsi un corpus complet des œuvres "domfrontaises" de Cotman (à moins qu'il existe encore d'autres peintures de Lonlay et des tours des remparts de Domfront). Mme LEWIS a fort aimablement communiqué une image de La tour de Bonvouloir. Au début du mois de septembre dernier, J-Ph CORMIER a reçu à Domfront Mr WILCOX. Ils ont marché dans les pas de Cotman pour retrouver les endroits exacts d'où Cotman a dessiné ses vues, tant à Domfront qu'à Bonvouloir et à Mortain. Pour l'aquarelle du Tertre Grisière, Mr Wilcox est d'accord pour communiquer cette (très belle) vue de l'aquarelliste anglais, mais demande d'attendre l'exposition des œuvres de Cotman qu'il compte réaliser (il a découvert plusieurs aquarelles du maître anglais, certaines inédites, dispersées dans des collections privées anglaises) et la publication du catalogue qui l'accompagnera. Affaire à suivre.
  • J-Ph CORMIER toujours a également participé au 46e congrès de la F.S.H.A.N. sur le thème  "Commémorer en Normandie", qui s'est tenu à Condé-sur-Noireau en octobre 2011, pour revenir sur les manifestations liées au tricentenaire du lycée de Domfront, en 1989. Sa communication paraîtra dans les Actes, en octobre 2012.

 

  • J-Ph CORMIER, encore, a été sollicité pour conseiller la rédaction de plusieurs articles dans des revues régionales : un reportage sur le Domfrontais, que nous avons déjà signalé, paru dans le n°82 de L'ORNE MAGAZINE (janvier 2011), édité par le Conseil Général de l'Orne : les travaux et les publications de l'A.R.C.D. y sont bien relayés. De même est parue dans la revue du Parc Régional Normandie-Maine MONTS (n°5, septembre 2011), une bonne page sur les peintures murales de Notre-Dame sur l'Eau et l'installation des reproductions par l'A.R.C.D.  Enfin dans la revue Au fil de la Normandie (n°31, sept-oct-nov. 2011), où Domfront, avec Bellême et Granville, fait l'objet d'un article consacré aux "villes closes" de Basse-Normandie.
  • Quelques avancées sont à noter pour la restauration du Manoir de la Saucerie. Nous n'avons pas de nouvelles particulières de l'association des Amis de l'église d'Etrigé. Il semble que de nouvelles et intéressantes peintures murales médiévales aient été découvertes. L'association des Amis de la Chaslerie dispose désormais d'un site en ligne.
  • Rappelons que l’ouvrage de G. LASSEUR, Histoire de la Ville de Domfront, a été réédité par les éditions Le livre d'histoire et est disponible (Tome I : 54 €, Tome II : 90 €). Il n'y a plus de librairie à Domfront depuis un an, mais l'ouvrage devrait pouvoir se trouver soit à la librairie de Flers, soit être commandé sur internet.
  • Traitant d'une époque beaucoup plus récente, Daniel YVETOT a publié aux éditions OREP les deux premiers tomes de sa chronique de Domfront au XXe siècle (Du côté de chez Beauclerc, I Oh mon pays [1900-1920], II Le livre de Mademoiselle Pauline [1920-1939], à suivre). Le même vient de publier chez le même éditeur un recueil consacré aux rapports entre Domfront et ... le Tour de France cycliste.
  • Un recueil des titres de la seigneurie de Torchamp est réapparu dans une vente aux enchères de livres à Bayeux dans l'été 2009, et, sur l'indication de J-Ph CORMIER, a été acquis par les Archives de l'Orne : il y a en fait 2 registres sur papier, de 150 folios environ, de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, rassemblant presque les mêmes actes, mais classés différemment (chronologiquement dans l'un, géographiquement dans l'autre). Il s'agit de titres et d'actes de la famille de Villette, seigneurs de Torchamp et de Valaubin. L'exploitation de ces documents est en cours.

 

 

 

 

 

PAGE MISE A JOUR LE 15 février 2012